Télémédecine de la demande versus télémédecine du besoin

On voyait un tel débat se pointer à l'horizon avec les signes de plus en plus évidents d'une ubérisation galopante de la santé, (voir sur ce site le billet intitulé "TLM et ubérisation" dans la rubrique "Edito de la semaine"). Ce débat est aujourd'hui présent suite aux autorisations successives données par les ARS pour développer une forme de téléconsultation qui réponde à une demande sociétale.... et/ou des complémentaires santé. Il est vraisemblable que ce mouvement ne sera pas régulé par la puissance publique avec l'arrivée auprès de la nouvelle ministre de la santé d'un directeur de cabinet venant du milieu assuranciel.

On aurait pu penser que l'Etat, représenté en région par l'ARS, aurait eu plus de discernement sur ce qui relève d'un besoin, que l'autorité sanitaire doit classiquement repérer en collaboration avec les professionnels de santé, de ce qui correspond à une demande de la société consumériste, souvent poussée par le milieu industriel qui recherche un développement économique de la santé numérique. On pourrait comprendre cette démarche, voire l'accepter, si de telles décisions officielles de créaient pas ipso facto un effet d'ubérisation de la santé qui ne correspond plus au principe constitutionnel d'égalité d'accès aux soins. 

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