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Quelles sont les préférences des citoyens chinois vis à vis des services de télémédecine ? Une enquête utilisant la méthode des choix discrets.
Nous avons déjà rapporté sur ce site une étude de télémédecine s'appuyant sur la méthode des choix discrets (https://telemedaction.org/432098221/444996417). Dans cette étude réalisée en 2014 au CHU de Nantes, il était démontré que les patients transplantés préféraient être suivis par téléconsultation plutôt que de se rendre à une consultation présentielle dans le service de transplantation lorsque leur état clinique était stabilisé. (Houdard-Brunet S. Le suivi des patients greffés rénaux par télémédecine : étude de leurs préférences individuelles par la méthode des choix discrets [thèse]. Nantes : université de Nantes ; 2014. file:///C:/Users/pierr/Downloads/houdardMED14.pdf)
Quels sont les avantages et les limites de la méthode des choix discrets dans les enquêtes de satisfaction ?
"De nombreux types d’impacts environnementaux sont de nature multidimensionnelle. En effet, le changement subi par une ressource environnementale à la suite de la mise en œuvre d’un projet ou d’une politique se traduit souvent par des modifications de ses divers attributs, dont chacun devra être évalué séparément. Il existe un outil capable de faire ressortir la valeur attribuée à chacune de ces dimensions par les personnes interrogées et de tenir compte des arbitrages entre ces dimensions, il s’agit de la méthode des choix discrets (MCD), qui partage avec l’évaluation contingente certains points forts et certains points faibles mais qui présente aussi des caractéristiques propres qui peuvent lui conférer un profil de performance et de précision différent.
À première vue, certaines tendances semblent aller à l’encontre les unes des autres. Le choix du plan d’expérience, c’est-à-dire la construction des paires d’attributs et de niveaux qui seront proposées aux personnes interrogées dans les ensembles de choix qui leur seront présentés, est une étape fondamentale et la tendance est à retenir des plans d’une complexité croissante dans un souci d’efficacité des réponses.
Cette complexification entraîne toutefois pour les personnes interrogées d’inévitables difficultés cognitives puisqu’elles doivent opérer de nombreux choix délicats entre des options comportant un certain nombre d’attributs et de niveaux. Il existe une limite à la quantité d’informations que les personnes interrogées peuvent traiter de façon pertinente lors d’une prise de décision, ce qui peut entraîner dans leurs réponses des erreurs et des imprécisions selon qu’un phénomène de fatigue ou d’apprentissage prévaut. Là encore, les liens avec la recherche comportementale sont très pertinents, notamment concernant les règles d’heuristique et de filtrage, qui amènent à choisir les options jugées suffisamment bonnes plutôt que celles maximisant l’utilité.
Autre caractéristique notable de ces travaux, la modélisation statistique des réponses s’est perfectionnée et permet de rendre bien mieux compte d’aspects comme l’hétérogénéité des préférences. Bien qu’elle demeure réservée à des spécialistes, cette modélisation devient progressivement accessible à un plus grand nombre d’analystes grâce à la multiplication des formations et des logiciels de statistique gratuits."(Giles Atkinson, Nils Axel Braathen, Ben Groom et Susana Mourato : la méthode des choix discrets (chapitre 5), in Analyse coûts-avantages et environnement, 2019, Editions de l'OCDE.https://shs.cairn.info/analyse-couts-avantages-et-environnement--9789264300897-page-147?lang=fr)
L’Étude Chinoise
Resident Preferences for Telemedicine Services in China in the Digital Health Era: Mixed Methods Study. Jiang M, Zhao J, Zhao R, Feng J, Gu M, Yang M, Ma Z.J Med Internet Res. 2025 Sep 3;27:e67390. doi: 10.2196/67390.PMID: 40903005
Le contexte
À l'ère du numérique, la télémédecine est devenue un moteur essentiel de la réforme et de l'innovation des soins de santé à l'échelle mondiale. Comprendre les facteurs qui influencent le choix des services de télémédecine par les patients est crucial pour optimiser la conception de ces services, améliorer l'expérience utilisateur et élaborer des politiques efficaces.
Lors du choix de services de télémédecine, quatre facteurs interdépendants sont primordiaux : le coût, la sécurité de la plateforme, l’étendue et la qualité des soins, et l’expérience utilisateur.
Premièrement, en l’absence de tarifs standardisés et de remboursement par l’assurance maladie, la sensibilité au prix des services varie selon les groupes de revenus, et des frais à la charge du patient élevés dissuadent les personnes à faibles revenus d’adopter la télémédecine.
Deuxièmement, la confiance repose sur des garanties robustes en matière de sécurité et de confidentialité des données ; toute vulnérabilité perçue dans la protection des données de santé personnelles mine la confiance des utilisateurs.
Troisièmement, l’étendue et le professionnalisme des services dépendent d’une intégration poussée aux systèmes de santé existants et des qualifications des cliniciens participants ; une portée limitée ou des qualifications inégales des prestataires affaiblissent l’efficacité et la fiabilité perçues.
Enfin, les performances techniques, la facilité d’utilisation et la rapidité de réponse influencent considérablement l’expérience utilisateur, notamment pour les personnes âgées et les populations rurales, où des interfaces complexes ou des systèmes instables peuvent réduire significativement la volonté d’adoption.
Méthodologie de l'étude
Cette étude a utilisé une méthodologie mixte combinant des entretiens qualitatifs et une expérience de choix discrets. Les entretiens ont permis d'identifier les principaux attributs de la télémédecine, alimentant ainsi les scénarios de l'expérience de choix discrets. Les préférences et la disposition à payer ont été analysées à l'aide de modèles logit mixtes et de modèles de classes latentes.
Sélection des attributs et des niveaux
Conformément à la définition de l'expérience de choix discret (ECD) et aux normes associées, il est essentiel de garantir la validité scientifique et la rationalité des attributs et des niveaux sélectionnés. Cela signifie que les attributs choisis doivent refléter fidèlement les caractéristiques clés des services de télémédecine, et que les participants doivent pouvoir comprendre pleinement le contenu des différentes combinaisons au sein des ensembles de choix afin de prendre des décisions éclairées. De plus, la conception doit tenir compte de la suppression des niveaux pour permettre aux répondants de pondérer efficacement leurs options préférées parmi les différentes combinaisons. D'après les recherches existantes, il est généralement recommandé d'inclure 6 à 8 attributs dans les études ECD en santé, tandis que le nombre d'ensembles de choix doit être maintenu entre 8 et 16 pour garantir la validité et la fiabilité des résultats expérimentaux.
Conception d'instruments ECD
La méthode factorielle fractionnaire repose sur deux principes clés : l'orthogonalité et l'équilibre, qui garantissent l'indépendance des niveaux d'attributs et leur distribution uniforme tout au long de l'expérience, évitant ainsi les biais potentiels. Cette approche nous a permis de réduire la charge cognitive des participants tout en préservant la validité des données.
Pour sa mise en œuvre pratique, nous avons utilisé le logiciel SPSS 27 (IBM Corp) afin de générer des plans orthogonaux conformes aux exigences de l'étude. Ceci a permis d'obtenir 32 options valides, les ensembles numérotés de 1 à 16 constituant l'ensemble A et les ensembles numérotés de 17 à 32 l'ensemble B. Cette disposition nous a permis de créer 16 ensembles de choix pour l'évaluation des participants. De plus, afin d'alléger la charge cognitive des participants, ces 16 ensembles de choix ont été répartis aléatoirement en deux questionnaires distincts, chacun contenant 8 ensembles de choix. Ce plan a non seulement simplifié le processus de décision pour les participants, mais a également amélioré le taux de réponse et la fiabilité des données.
Pour évaluer la robustesse statistique de notre plan, nous avons calculé la valeur D-efficacité, une mesure permettant d'évaluer dans quelle mesure le plan minimise la variance des estimations des paramètres.
Nous avons également évalué la charge cognitive des participants à l'aide d'une échelle de Likert à 5 points. Le score moyen était de 2,34 (écart-type 0,71), ce qui suggère que les répondants ont généralement trouvé la tâche gérable.
Collecte des données
L'étude a été menée du 1er au 20 septembre 2024, selon une méthode d'échantillonnage stratifié à plusieurs degrés afin d'assurer la représentativité et le caractère généralisable des résultats. En se basant sur la classification des régions établie par le Bureau national des statistiques (est : régions très développées ; centre : régions moyennement développées ; ouest : régions moins développées), trois provinces ont été sélectionnées de manière ciblée dans chaque région : le Fujian, le Jiangsu et le Shandong à l'est ; l'Anhui, le Heilongjiang et le Henan au centre ; et le Shaanxi, le Sichuan et la région autonome Zhuang du Guangxi à l'ouest. Deuxièmement, au sein de chaque province, une ville clé – chef-lieu ou municipalité importante – a été sélectionnée : Xiamen (Fujian), Wuxi (Jiangsu), Yantai (Shandong), Xuancheng (Anhui), Harbin (Heilongjiang), Xinxiang (Henan), Xi'an (Shaanxi), Chengdu (Sichuan) et Liuzhou (Guangxi).
Dans chaque ville, nous avons divisé les zones en trois strates : les quartiers centraux, les zones périurbaines et les villages périurbains ou ruraux. Dans chaque strate, 50 résidents permanents ont été sélectionnés aléatoirement à l’aide d’un générateur de nombres aléatoires synchronisé, appliqué aux listes de ménages obtenues auprès des centres de santé communautaires et des systèmes d’inscription des médecins de famille.
Des enquêteurs formés ont mené des entretiens en face à face selon un calendrier aléatoire réparti sur différents créneaux horaires afin de limiter les biais de sélection potentiels liés à l’heure et à l’accessibilité. Lors de la mise en œuvre de l’enquête, nous avons affecté de deux à quatre enquêteurs par région, en veillant à ce que chaque équipe soit composée de membres expérimentés.
Critères d'inclusion et d'exclusion
Cette étude a établi des critères d'inclusion et d'exclusion stricts afin de garantir la validité des données et le respect de l'éthique dans la recherche. Les critères d'inclusion étaient les suivants : (1) être âgé d'au moins 18 ans ; (2) ne présenter aucun trouble cognitif, garantissant ainsi sa compréhension du questionnaire ; et (3) posséder une connaissance de base des services de télémédecine, lui permettant de prendre des décisions éclairées quant à ses préférences. Les critères d'exclusion étaient les suivants : (1) questionnaires comportant de nombreuses questions sans réponse, indiquant un manque d'attention lors du remplissage du questionnaire ; (2) réponses incorrectes à la question piège, suggérant un manque de sincérité ou de cohérence dans les réponses ; (3) participants mineurs ; (4) participants incapables de comprendre les questions ; (5) participants atteints de troubles mentaux graves ; (6) participants ayant déjà participé à des études similaires ; et (7) participants présentant des troubles cognitifs les empêchant de réfléchir de manière autonome.
Considérations éthiques
Afin de garantir le respect des principes éthiques, la première page du questionnaire présentait une description détaillée de l'objectif et de l'importance de l'étude, en insistant sur l'autonomie des participants quant à leur participation. Avant de remplir le questionnaire, les répondants devaient lire attentivement le formulaire de consentement éclairé et confirmer leur compréhension de son contenu. Ce processus protégeait non seulement les droits des participants, mais renforçait également la transparence et la crédibilité de l'étude.
Le questionnaire comportait trois sections. La première recueillait des informations démographiques, notamment le sexe, l'âge, la situation matrimoniale, le lieu de résidence, le niveau d'études et le revenu mensuel moyen. Ces informations ont facilité l'analyse des différences de préférences en matière de télémédecine selon les différents groupes de population. La deuxième section portait sur les préférences des participants concernant les services de télémédecine. Dans cette section, nous avons d'abord présenté un ensemble de choix représentatif, accompagné d'un exemple de réponse, afin d'aider les participants à comprendre la conception et la méthode d'évaluation de l'expérience de choix discrets (ECD). Ensuite, les participants ont été invités à évaluer huit ensembles de choix dans le cadre de l'enquête, puis un ensemble de choix comportant une option clairement dominante, utilisé comme question piège pour évaluer la cohérence et la validité des réponses.
L’étude a bénéficié du consentement éclairé de tous les participants et a été menée conformément à la Déclaration d’Helsinki. Elle a été examinée et approuvée par le comité d’éthique médicale de l’hôpital Xiamen Xianyue (numéro d’approbation 2024-KY-071), garantissant ainsi la rigueur éthique et scientifique de la recherche. Le consentement éclairé a été obtenu de chaque participant. La confidentialité des données des participants a été strictement respectée tout au long du processus de recherche.
Résultats
Au total, 1 186 participants ont été inclus, répartis comme suit : 56,41 % (669) d'hommes et 43,59 % (517) de femmes. Concernant l'âge, la majorité des participants étaient âgés de 18 à 30 ans (436, soit 36,76 %) et de 31 à 44 ans (361, soit 30,44 %). Les participants âgés de 45 à 60 ans et de plus de 60 ans représentaient respectivement 19,22 % (228) et 13,58 % (161).
Quant à la situation matrimoniale, 71,33 % (846) des participants étaient en couple, tandis que 28,67 % (340) étaient célibataires. Concernant le lieu de résidence, 64,50 % des participants (765) résidaient en milieu urbain, contre 35,50 % (421) en milieu rural.
Pour ce qui est du niveau d'études, la majorité des participants (43,59 %, soit 517) possédaient un niveau d'études moyen (10 à 12 ans). Les autres participants se répartissaient entre ceux ayant un niveau d'études inférieur (9 ans ou moins, soit 17,12 %, soit 203) et ceux ayant un niveau d'études supérieur (plus de 12 ans, soit 39,29 %, soit 466).
Enfin, en termes de revenu disponible mensuel par habitant, la plupart des participants disposaient d'un revenu compris entre 2 000 et 3 500 RMB (448, soit 37,77 % ; un taux de change de 1 USD = 7,1803 RMB est appliqué ou 1 euro = 8,17 RMB) et entre 3 501 et 5 000 RMB (376, soit 31,70 %). Les participants dont les revenus sont inférieurs à 2000 RMB représentent 10,46 % (124), tandis que ceux dont les revenus sont supérieurs à 6500 RMB représentent 7,25 % (86).
Les préférences des citoyens chinois en matière de télémédecine étaient principalement déterminées par l'étendue des services proposés, le délai d'attente pour un rendez-vous et la protection de la vie privée. Ils étaient disposés à payer davantage pour des services plus complets, sécurisés et rapides. La configuration optimale des services de télémédecine – offrant consultation et prescription, un haut niveau de confidentialité, un accès immédiat, une disponibilité 24h/24 et des médecins experts – a permis d'atteindre un seuil de consentement à payer maximal de 661,6 RMB (au taux de change de 1 USD = 7,1803 RMB ou 1 Euro = 8,17 RMB), soit 81 euros.
L'analyse de classes latentes a révélé une forte hétérogénéité : si la confidentialité et l'étendue des services restaient des priorités pour tous, les résidents plus âgés, de sexe masculin, vivant en zone rurale et moins instruits privilégiaient une couverture plus large, des plateformes plus faciles d'utilisation et des coûts moindres ; les groupes plus jeunes, de sexe féminin et plus instruits préféraient des services plus rapides, de meilleure qualité et respectueux de la vie privée.
Principales conclusions
Les résultats de l'étude indiquent que les préférences des résidents chinois en matière de télémédecine sont influencées par de multiples facteurs, notamment le coût, les qualifications du médecin, le délai d'attente pour un rendez-vous, l'étendue des services, la protection de la vie privée et les horaires d'ouverture.
Comparé aux autres critères, les participants étaient davantage disposés à payer pour une meilleure étendue des services, une protection de la vie privée renforcée et un délai d'attente réduit. Plus précisément, ils étaient prêts à débourser 198 RMB supplémentaires (24 euros) pour passer de la formule « Consultation en ligne uniquement » à la formule « Consultation + Ordonnance », 164 RMB (20 euros) pour bénéficier d'une protection de la vie privée renforcée et 117 RMB (14 euros) pour obtenir une consultation immédiate après un délai d'attente supérieur à 4 heures. La configuration optimale de télémédecine, comprenant la formule « Consultation + Ordonnance », une protection de la vie privée renforcée, une consultation immédiate, un service disponible 24h/24 et un médecin expert de renom, présentait un consentement à payer maximal de 661,6 RMB (81 euros).
L'analyse de classes latentes des préférences des résidents en matière de télémédecine a révélé une hétérogénéité significative entre les différents groupes. Des facteurs tels que le coût, les qualifications des médecins, le délai d'attente pour un rendez-vous, l'étendue des services, la facilité d'utilisation de la plateforme, la protection de la vie privée et les horaires d'ouverture ont eu un impact variable selon les groupes.
Une analyse plus poussée, par régression logistique multinomiale, a suggéré que les résidents plus âgés, de sexe masculin, moins instruits et vivant en zone rurale privilégient une offre de services complète et une plateforme facile à utiliser, sont plus sensibles au coût et préfèrent des services avec des délais d'attente plus longs.
À l'inverse, les résidents plus jeunes, de sexe féminin et plus instruits sont plus enclins à privilégier des services avec des délais d'attente plus courts, une meilleure qualité de service et une offre de services élargie, tout en accordant une grande importance à la protection de la vie privée.
Ces résultats révèlent des différences significatives dans les préférences en matière de télémédecine selon les caractéristiques démographiques des résidents. Les hommes plus âgés et moins instruits privilégient les services de base et faciles d'utilisation, tandis que les femmes plus jeunes et plus instruites accordent une plus grande importance à la qualité, à l'efficacité et à la confidentialité des services. Comprendre ces différences de préférences est essentiel pour l'élaboration de stratégies ciblées en matière de télémédecine, permettant ainsi des approches personnalisées qui améliorent la spécificité et l'efficacité des services pour différents groupes de population.
Notre expérience de choix discret, enrichie par une analyse de classes latentes, démontre que les frais et la protection de la vie privée sont les deux attributs les plus influents sur l'adoption de la télémédecine et que ces facteurs agissent différemment selon les segments d'utilisateurs, ce qui exige des stratégies politiques ciblées.
COMMENTAIRES. Cette étude est intéressante à commenter. D'une part, la méthodologie utilisée (les choix discrets) permet de mieux appréhender la valeur du service rendu par la télémédecine dans un pays où l'accès aux soins ne relève pas d'une prise en charge par la solidarité nationale, même si une couverture de base quasi universelle (95% de la population) a été mise en place à partir de 2009, avec plusieurs régimes publics distincts selon le statut social (salarié urbain, résident urbain, sans emploi, résident rural). D'autre part, certaines régions chinoises ont commencé à intégrer certains actes de télémédecine dans le remboursement par l'assurance maladie, mais il n'existe pas encore de cadre national unique et stable comparable à certains pays européens comme la France.
Les grandes plateformes chinoises (de statut privé) de téléconsultations proposent des tarifs allant de 15 à 100 RMB par acte (2 à 12 euros), tous territoires confondus. Les tarifs sont plus élevés dans les mégapoles de l'Est de la Chine (Pékin, Shanghai).
Cette enquête portant sur près de 1800 participants de toutes les régions chinoises et de toute catégorie sociale, sélectionnés selon une méthodologie rigoureuse qui permet d'exclure la plupart des biais potentiels, montre que le citoyen chinois est disposé à payer une téléconsultation jusqu'à 81 euros, si celle-ci est immédiate, accessible à toute heure, avec un médecin expert reconnu, et si elle garantit la protection de sa vie privée.
Rappelons que la richesse d'un citoyen chinois correspond à un PIB/habitant PPA (parité de pouvoir d'achat) de l'ordre de 16 340 à 19 780 euros/hab est 3 fois moins élevée que la richesse (PIB/PPA) d'un citoyen français : 46 440/habitant. Le citoyen chinois est prêt à dépenser un reste à charge 8 fois plus élevé que le citoyen français (70 vs 8,5 euros) pour une téléconsultation de qualité.
5 janvier 2026