Le blog de la Société Francophone Sante Numérique
Nul doute que le sujet de l'accès aux soins primaires en France sera au cœur de la prochaine campagne présidentielle de 2027. C'est devenu un sujet majeur pour nos concitoyens depuis une quinzaine d'années. Chaque candidat devra faire des propositions organisationnelles, innovantes, crédibles et surtout financées ! L'état de nos finances publiques, en particulier de la Sécurité sociale obligera à faire des choix sur ce qui est essentiel pour la santé des Français.
Les modèles européens en place en 2026 pourraient inspirer les candidats. Ce billet vise à faire un état des lieux sur la place de l'infirmier en pratique avancée (IPA) ou advanced practice nurse (APN), dans l'accès aux soins primaires en France et en Europe.
Nous complétons ici des billets antérieurs consacrés aux rôles des IPA ou APN dans l'accès distanciel aux soins primaires et spécialisés (https://telemedaction.org/422885857/t-l-sant-2)(https://telemedaction.org/422885857/t-l-sant-3)(https://telemedaction.org/422885857/telesant-5)(https://telemedaction.org/422885857/t-l-sant-6)(https://telemedaction.org/422885857/telesant-7)
Ce billet s'est largement inspiré du rapport de l'OCDE publié le 14 avril 2024 et des récentes évolutions législatives et réglementaires de la France et de certains États européens (Advanced practice nursing in primary care in OECD countries, https://www.oecd.org/en/publications/advanced-practice-nursing-in-primary-care-in-oecd-countries_8e10af16-en.html).
La France officialise le rôle de 1er recours en soins primaires pour l'IPA.
Le décret n° 2025-55 du 20 janvier 2025 relatif aux conditions de l'accès direct aux infirmiers en pratique avancée, sans passage préalable par le médecin, représente une bascule majeure dans l'évolution de notre système de santé. Cette reconnaissance du rôle de l'IPA était attendue depuis 2018. Cet accès direct est en vigueur depuis le 22 janvier 2025. Il est autorisé pour les pathologies chroniques stabilisées et les polypathologies courantes en soins primaires, avec un élargissement du droit de primo-prescription (https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000051013550/2026-08-24)
L'avenant 11 à la convention nationale infirmière du 31 mars 2026, dans la cadre des accords conventionnels passés entre l'Assurance maladie et les représentants de la profession infirmière, prend acte de la généralisation progressive de cet accès direct à partir de fin 2026, présentée comme une reconnaissance de l'IPA comme interlocuteur de premier recours, notamment pour les patients sans médecin traitant.
Le nombre d'IPA est en encore modeste en France (3973 diplômés en 2025), dont 276 en exercice en Ile de France en mars 2026, mais l'objectif des pouvoirs publics en 2027 de 5000 diplômés pourrait être atteint. Il en faudra davantage pour améliorer de manière significative l'accès aux soins primaires dans les territoires de désertification médicale.
Le financement de la formation IPA continue d'être soutenu par les ARS (Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire) via des subventions et des appels à manifestation d'intérêt en 2026.
Le déploiement s'inscrit au sein des CPTS et des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), la logique de coordination restant posée comme un principe fort (l'IPA agit "en complémentarité" du médecin, mais pas en substitution complète).
Deux régimes juridiques de la profession infirmière se superposent désormais :
1) Le régime spécifique aux IPA avec autorisation de primo-prescription : l'arrêté du 25 avril 2025 avec ses deux annexes ( l'annexe VI qui comporte la liste commune à tous les IPA, quel que soit leur domaine spécialisé, permettant la prescription de dispositifs médicaux, de produits pharmaceutiques, de certains actes techniques, et l'annexe VII qui donne des listes spécifiques par domaine pathologique comme les pathologies chroniques stabilisées, l'oncologie/hématologie, la maladie rénale chronique, la psychiatrie, les urgences, incluant certains médicaments soumis à prescription médicale obligatoire (PMO)). Il s'agit d'une bascule majeure, la prescription de PMO ayant toujours été le cœur du monopole médical. L'accès direct et la primo-prescription ne s'appliquent qu'aux IPA exerçant en structures d'exercice coordonné (maisons de santé, centres de santé, CPTS via protocole), en établissements de santé ou médico-sociaux. Les IPA libéraux isolés en sont exclus. Les prescriptions initiées par l'IPA ne peuvent être renouvelées sans concertation médicale, sauf dans le domaine des "urgences". C'est le point le plus net de ce qu'il reste de la supervision médicale : l'IPA initie, mais la pérennisation du traitement reste sous la régulation médicale. L'IPA ne peut suivre que des patients qui lui ont été confiés par un médecin de l'équipe de soins, avec le consentement du patient. Il n'y a donc pas d'autonomie totale de patientèle, même en accès direct.
2) Le régime général de la profession infirmière : la loi du 27 juin 2025 consacre juridiquement la consultation infirmière et le diagnostic infirmier (déjà présent depuis 1993 dans le décret d'exercice professionnelle, mais jamais élevé au rang législatif), et ouvre un pouvoir de prescription autonome et général sur les produits et examens nécessaires aux soins infirmiers. C'est une rupture avec la logique antérieure où chaque droit de prescription devait être inscrit nommément dans la loi. Le décret n° 2025-1306 du 24 décembre 2025 réécrit les articles R. 4311-1 et suivants (qui dataient de 2004), et distingue le rôle propre autonome sans prescription médicale du rôle sur prescription ou protocole validé. L'arrêté du 26 juin 2026 rend le dispositif opérationnel, avec des listes d'actes et de prescriptions (ECG sans prescription, prise en charge des plaies, vaccination, biologie, santé sexuelle). La consultation infirmière est présentée par le ministère de la Santé et l'Ordre infirmier comme n'ayant "pas vocation à concurrencer la consultation médicale". Elle porte sur le périmètre du rôle propre (ex. plaies simples). La coordination infirmière demeure un principe légal explicite, mais sans mécanisme de validation a priori comparable à celui de l'IPA. Il existe malgré tout des tensions non encore résolues sur la rémunération des consultations infirmières libérales, la traçabilité des prescriptions et l'articulation avec le médecin traitant, les pharmaciens et les laboratoires d'analyses médicales.
La situation des IPA en Europe
Les pays pionniers
Le Royaume-Uni. Les Advanced Nurse Pratitioners (ANP) sont présents dans le système de santé anglais depuis le début des années 1980. Il n'y a pas de loi nationale, mais un système de "crédentialing" (accréditation) très structuré par le Royal College of Nursing et encadré par le Nursing and Midwifery Council (NMC) (Conseil des infirmières et des sages-femmes).
L'ANP anglais est un infirmier diplômé d'État ayant suivi une formation complémentaire de niveau Master, validée sur les quatre piliers de la pratique avancée : pratique clinique, leadership en management, éducation, recherche.
Il n'y a pas d'enregistrement spécifique « ANP » au NMC en tant que tel, c'est le PIN NMC ( Personal Identification Number Nursing and Midwifery Council) de base qui reste le titre d'exercice légal. L'ANP doit démontrer sa compétence au regard des standards de la pratique avancée et rester dans les limites de son champ de compétence individuel.
Le NMC insiste sur le fait que l'ANP n'est pas un substitut au médecin, mais un professionnel expert doté d'une formation post-graduée qui utilise ses connaissances fondées sur les preuves pour influencer, façonner, délivrer et diriger des soins sûrs et efficaces, tout en gérant les risques, les incertitudes et la complexité.
L'ANP anglais peut exercer en première ligne pour évaluer des patients présentant des symptômes non encore évalués par un autre professionnel de santé habilité (https://www.cqc.org.uk/guidance-providers/gps/gp-mythbusters/gp-mythbuster-66-advanced-nurse-practitioners-anps-primary-care). Il doit rester supervisé cliniquement et disposer d'un système de recours à un collègue médecin en cas de besoin, avec revue régulière de ses dossiers de consultation (https://www.cqc.org.uk/guidance-providers/gps/gp-mythbusters/gp-mythbuster-66-advanced-nurse-practitioners-anps-primary-care).
Avec la qualification V300 (infirmier prescripteur indépendant), l'ANP anglais peut prescrire en s'appuyant sur les recommandations du British National Formulary (BNF) (Guide pour sélectionner, prescrire, dispenser un médicament par les professionnels de santé), uniquement dans son domaine de compétence clinique et pas sur l'ensemble du champ médical. La qualification de prescription doit être enregistrée auprès du NMC.
Le cadre officiel (NHS England Multi-professional Framework for Advanced Practice) ne s'applique qu'à l'Angleterre, l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord ayant chacun leur propre référentiel, même si l'enregistrement NMC reste valable dans les quatre nations.
Les Pays-Bas. Le rôle de Verpleegkundig Specialist (VKS) (Infirmier spécialiste en pratique avancée) a été introduit dans le système de santé néerlandais en 1997. Il fut initialement conçu comme une réponse alternative à la pénurie de médecins généralistes, avant de s'étendre progressivement avec une acceptation généralisée liée à l'efficience et aux résultats obtenus.
C'est un titre protégé par la loi de 2018, accrédité, avec cinq mentions de spécialité (soins préventifs, soins aigus, soins intensifs, soins chroniques, soins en santé mentale). C'est un professionnel qui exerce des soins de façon autonome dans les limites strictes de son propre domaine bien défini. Le VKS succède à l'ancienne fonction de « nurse practitioner » utilisée entre 1999 et 2009. Après un master de deux à trois ans dans une université des sciences appliquées, les diplômés obtiennent un Master of Science.
Depuis 2018, le statut est inscrit dans la loi (Wet BIG). Le décret d'application permet de réaliser de façon indépendante des actes médicaux tels que la prescription de médicaments soumis à ordonnance, les injections et les cathétérismes. Les infirmiers spécialistes en pratiques avancées néerlandais peuvent aussi réaliser de façon autonome certains actes réservés jusqu'alors aux professionnels médicaux, tels que des actes chirurgicaux, des endoscopies, des cathétérismes, des injections, des ponctions, une cardioversion élective, une défibrillation.
Le VKS ou IPA néerlandais a l'autorité de prescription élargie depuis une loi expérimentale de 2012, confirmée par la loi en 2018. C'est le pays européen où l'intégration en soins primaires des IPA (suivi des personnes âgées notamment) est la plus avancée. C'est le modèle le plus proche d'une délégation légale d'actes médicaux réservés, comparable à l'esprit du rôle de l'IPA en France, mais avec un périmètre d'actes plus large (prescription complète, actes invasifs).
L'Irlande dispose d'un cadre autonome depuis 2001, avec une croissance rapide du nombre d'ANP. Le titre en anglais est Registered Advanced Nurse Practitioner (RANP), régulé par le NMBI (Nursing and Midwifery Board of Ireland), avec un équivalent pour les sages-femmes (RAMP). La pratique avancée a été introduite en Irlande suite au rapport de la Commission on Nursing de 1998, définie comme un parcours de carrière pour les infirmiers engagés dans le développement professionnel continu, leur permettant d'exercer à un niveau supérieur en tant que praticiens indépendants, autonomes et experts.
Ce sont des professionnels hautement qualifiés avec une formation clinique avancée, au niveau master et au-delà, qui peuvent évaluer, diagnostiquer, prescrire, planifier, mettre en œuvre, traiter et évaluer les soins aux patients de façon indépendante, souvent à un niveau proche de celui des médecins généralistes dans leur champ de pratique spécifique.
Pour accéder au statut de RANP et RAMP, il faut être infirmier ou sage-femme enregistré auprès du NMBI, être inscrit dans la division des « Prescribers », et détenir un master (ou plus) en soins infirmiers ou dans un domaine pertinent pour le champ de la pratique avancée.
Le RANP prend en charge un épisode de soins complet, en mobilisant des connaissances et des compétences avancées pour gérer efficacement la prise en charge du patient, souvent en collaboration avec des équipes pluridisciplinaires. Ils interviennent dans des domaines spécialisés variés : chirurgie plastique, gastro-entérologie, neurologie, urologie, soins critiques, entre autres, avec un développement particulier en zones rurales et dans les services de proximité.
Les pays en développement d'IPA et dont le cadre juridique est encore incomplet
La Finlande : la prescription par une infirmière est légalisée dès 2010. Elle reste limitée par l'absence de statut légal du "Nurse Practitioner" (NP) et du Clinical Nurse Spécialist (CNS), d'où une pratique encore hétérogène.
Leurs rôles ne sont pas réglementés sur le plan juridique. En revanche, il existe un droit limité de prescription infirmière encadré par la loi.
Ce droit de prescription limité a été inscrit dans la loi finlandaise en 2010, les premiers infirmiers ainsi habilités étant des diplômés de 2012.
Depuis 2021, la compétence de prescription des infirmiers prescripteurs a été étendue aux consultations externes dans les « wellbeing services counties » (régions de bien-être), dans le cadre de la réforme du système de santé. Ils peuvent aussi modifier la posologie d'un traitement sur instruction écrite d'un médecin. Ces wellbeing services counties sont des organismes publics autonomes créés pour gérer les services de santé, d'aide sociale et de secours d'urgence.
Une proposition est actuellement débattue au Parlement finlandais pour autoriser la prescription infirmière par téléphone et téléconsultation à partir de 2026, sans changement du modèle organisationnel initial.
La Suède :
Le rôle d'infirmier de pratique avancée est en développement depuis plus d'une décennie mais reste encore embryonnaire, sa principale limite étant l'absence de cadre légal formel. Néanmoins, les programmes de formation au rôle de Clinical Nurse Specialist existent depuis 2005.
Les infirmiers disposent d'une autorité de prescription limitée depuis 1994, pour le traitement initial de certaines pathologies aiguës comme les infections urinaires ou les angines. (missions confiées aux pharmaciens d'officine en France)
La Norvège :
La pratique avancée infirmière en est à ses débuts, malgré l'existence d'une accréditation d'infirmier spécialiste depuis 2019. Les infirmiers de pratique avancée n'ont pas d'autorisation de prescription, seuls les infirmiers de santé publique et les sages-femmes disposent d'un droit de prescription limité.
Le Danemark :
Il n'existe aujourd'hui, ni reconnaissance formelle du rôle de pratique infirmière avancée, ni régulation juridique, ni cadre légal spécifique. Leur rôle reste en développement, centré sur le management infirmier, la formation et la santé publique, sans droit de prescription.
L'Espagne :
Aujourd'hui, seuls les médecins, dentistes et podologues peuvent prescrire ; l'infirmier en pratique avancée (IPA) ne s'est développé dans le pays que dans les rares spécialités reconnues par le Real Decreto 450/2005. Toutefois, le ministère espagnol de la Santé a confirmé qu'un cadre commun de l'IPA sera approuvé en 2027, avec pour première avancée la régulation d'une accréditation spécifique en soins palliatifs.
Un document de recommandations sur les mécanismes de reconnaissance, d'accréditation et de certification de l'IPA doit être finalisé avant le 31 mars 2027, en concertation avec les communautés autonomes. Seule l'Andalousie (Servicio Andaluz de Salud) dispose de références officielles, différenciant l'infirmier spécialiste, l'IPA et l'infirmier de grade supérieur avec des compétences ciblées. Ce qui fait de l'Andalousie une région pionnière dans ce domaine.
Allemagne :
Le titre d'APN n'est pas aujourd'hui protégé juridiquement, et le paysage reste hétérogène. Les potentiels de profils de compétences élargis des APN ne sont à ce jour pas exploités, freinés par des dispositions légales restrictives et des blocages corporatistes, notamment entre professions infirmières et médecins. Alors que le modèle APN est établi à l'international, il manquait jusqu' à présent en Allemagne un ancrage juridique et social pour ces nouveaux rôles infirmiers.
La loi visant à étendre les compétences et à réduire la bureaucratie en soins infirmiers (« Gesetz zur Befugniserweiterung und Entbürokratisierung in der Pflege »), dont l'entrée en vigueur était prévue en janvier 2026, doit donner davantage d'autonomie aux professionnels infirmiers, avec la possibilité de prescrire de façon autonome des dispositifs médicaux, des soins infirmiers à domicile ou des traitements de plaies.
Une loi spécifique réglant la fonction et les prérogatives des Advanced Practice Nurses doit être présentée au second semestre 2026, sous l'égide de la ministre fédérale de la Santé, en coordination avec le ministère de l'Éducation et un groupe d'experts.
Cette loi fixera des exigences minimales harmonisées au niveau fédéral pour l'accès à la profession d'APN. Un master à orientation généraliste conférant des compétences en pratique infirmière élargie et des compétences relevant du soin médical est actuellement à l'étude. Le devenir des formations APN déjà suivies dans ce nouveau cadre reste toutefois incertain, compte tenu des oppositions corporatistes.
Le ministère fédéral de la Santé envisage que les APN prennent en charge en priorité des tâches liées à la prise en charge des maladies chroniques et aux besoins de soins de longue durée, avec davantage de responsabilité dans certains domaines.
Dans les autres pays européens, (Italie, République Tchèque, Hongrie, Pays Baltes), le démarrage est récent et les formations sont en cours de structuration.
Conclusion et commentaires
Le mouvement engagé dans de nombreux pays européens pour développer la profession d'IPA ou ANP ne s'arrêtera pas. Les pays pionniers ont montré la voie, pour certains depuis plus de 20 ans (Royaume-Uni, Irlande, Pays-Bas). La France rejoint ces pionniers en 2025 et son modèle organisationnel se rapproche de celui des Pays Bas, sans toutefois atteindre le large périmètre de délégation qu'ont obtenu les IPA néerlandais.
Ce modèle néerlandais pourrait inspirer les candidats à l'élection présidentielle, car l'évaluation du rôle des IPA aux Pays Bas depuis 25 ans, et plus spécifiquement depuis la loi de 2018, a montré qu'ils avaient une place incontournable pour améliorer l'accès aux soins primaires. La France s'est dotée en 2025-2026 du cadre légal et réglementaire nécessaire à leur développement. Il faut rapidement augmenter le nombre des IPA français pour atteindre le niveau d'efficacité constaté aux Pays Bas.
Il existe, en 2026, 6 309 IPA néerlandais diplômés pour un pays de 18,4 millions d'habitants. En France, en 2026, nous avons 3 973 IPA diplômés, toutes compétences confondues, et 1 988 étudiants en formation au 1er janvier 2026. Rapporté à sa population de 68 millions d'habitants, la France devrait avoir 3,5 fois plus d'IPA (environ 23 000) pour obtenir une efficacité sur les soins primaires, comparable à celle des Pays Bas. Une belle perspective à inclure dans les programmes des candidats qui vont devoir répondre aux attentes de citoyens français pour une amélioration de l'accès aux soins primaires dans les territoires de désertification médicale.
26 août 2026
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